Chronique de l'album :
L'album du succès pour les Pogues qui, pas intimidés, disent vouloir jouer dans les stades comme s'il s'agissait de pubs. Rejoints par Terry Woods, vétéran de la scène folk des années soixante et motivés par la présence à la console du célèbre Steve Lillywhite (U2, Rolling Stones...), ils concoctent un mélange parfait de tradition et d'insolence débridée, le tout magnifié par l'écriture de leur leader Shane McGowan. Le morceau titre ouvre la danse, car c'est bien de danse qu'il s'agit, une gigue effrénée avec choeurs virils, guitares, banjos et mandole qui font la course jusqu'à la fin. L'album va tenir ce rythme avec quelques rares pauses bienvenues, d'autant plus qu'il s'agit de superbes ballades : "Streets Of Sorrow" de Terry Woods et le grand classique de McGowan, "Fairytale Of New York" avec piano, cordes, la voix de Kirsty MacColl et celle, plus approximative, de l'auteur de la chanson ; pas exactement une voix de crooner mais tellement plus touchante, une voix si vraie qu'elle peut en quelques vers passer de la déclaration d'amour aux insultes et rester crédible. Un moment d'autant plus précieux que, peu de temps après, McGowan allait entamer une longue dégringolade destructrice pour tout le groupe. --Hubert Deshouse amazon.fr